
Les Musées
Musée Orientaliste de Narbonne
Le Musée possède 3 œuvres offertes par Pierre Parsus en 2002 lors de l’ouverture du « Musée de la Peinture Orientaliste ».
- A Biskra (1) (appelé aussi : "Groupe à Bou Saada" ou "Conciliabules"),
- Femmes Kabyles (traversant un oued),
- Paysage de Kabylie.

Photo : Palais-Musée des Archevêques de Narbonne – salle des orientalises
10 décembre 2025 : Danielle et Michel Argod rencontrent la conservatrice du Musée Orientaliste de Narbonne.
Présentation de l’Association et remise des ouvrages Pictor, le Catalogue de la rétrospective du Pont du Gard 2017 et le DVD du film Peindre l’invisible de Raymond Achilli.
Le 16 décembre 2024 : Nous avions fait une très belle rencontre avec Mr Jean Roch Dumont Saint-Priest, directeur conservateur du Musée de Céret, en décembre 2024. Du fait de l’éloignement géographique, il nous avait dirigé vers le musée de Narbonne qui a un département de peintures orientalistes, où sont exposées des peintures réalisées à la Villa Abd el Tif.
Nous avons donc repris notre bâton de pèlerin et sommes allés au Musée de Narbonne où nous avons pu voir deux toiles de Pierre (« Femmes Kabyles » et « Conciliabule à Biskra », visibles sur le site Pierre et Lucette Parsus, https://www.lucetteetpierreparsus-peintre.com. Le jour de notre visite, nous avons sollicité une rencontre avec Mme Flore Collette, Directrice du Patrimoine, Conservatrice en chef du Palais-Musée des Archevêques et des monuments historiques.
Bien que très occupée, elle nous a accordé un entretien, où nous avons pu présenter les objectifs de l’association. Nous lui avons remis les livres de Pierre Parsus qu’elle prévoit de mettre à disposition au musée.
Elle a montré son intérêt pour l’œuvre de Pierre Parsus et nous avons naïvement demandé la possibilité d’une exposition.
Si elle était plutôt ouverte à cette idée, le contexte actuel des municipales en mars 2026, ne lui permet pas d’engager des projets sans les faire valider par la municipalité élue prochainement.
Suite à cette visite Mme Flore Collette a créé une page "Pierre Parsus" sur le site du musée.
Archives : de 1952 et 1955 à la Villa Abd-el-Tif

La villa Abd-el-Tif

Préface de Jean Lepage - Conservateur en chef des musées de Narbonne en 2003 dans un de ses ouvrages.
« Pierre PARSUS, Paris 1921,
Gourmand insatiable, phagocytant tout ce qui passe à portée de pinceaux. Pierre Parsus est de ces artistes qui donnent sans marchander et sans calcul. De son passage de trente mois à la villa Abd-el-Tif entre 1952 et 1955 (1)...
... Il lui reste le souvenir d'un bonheur émerveillé, d'un séjour intense marqué à jamais par la luxuriance des couleurs. La palette infinie des nuances maghrébines déclinées entre ocre et carmin vert d'eau et outremer tons pastels et teintes violentes, va altérer à jamais son sentiment de la couleur. Ses gammes pourtant riches - le peintre vivait depuis 1946 dans le Languedoc méditerranéen - vont somptueusement se saturer. Le dessin s'efface, les lignes deviennent allusives. Parsus construit sa toile en organisant des espaces colorés. C'est avec loyauté et 1’esprit débarrassé de prémices encombrantes qu'il affronte la lumière de cet univers biblique, de ce laboratoire unique de l'Antiquité pérennisée que propose le Maghreb. Le jeune peintre découvre la romanité en grandeur réelle et retirera le bénéfice de ce séjour unique et inoubliable trente ans après. La couleur, aujourd'hui envahissante, meuble ses créations qu’il poursuit quotidiennement sans relâche.
L'aventure du peintre et de son épouse - son parcours artistique étant depuis toujours indissociable de sa vie de couple - connaît les aléas d'une vie quotidienne parfois chaotique, où phases d'aisance et d’infortune se succèdent. Pour survivre, l'artiste doit vendre à un courtier la quasi-totalité de ses toiles algériennes dont il ne garde désormais aucune trace, après ses libéralités au musée de Narbonne.
Déstructuré brutalement par la disparition récente de son épouse. Pierre Parsus crée désormais pour survivre, intellectuellement. Sa rage inextinguible de peindre ne souffre aucun repos. Il rénove religieusement dans son atelier de Castillon-du-Gard les couleurs de l'Algérie à travers des messages allégoriques proches du mysticisme, brossés avec l’alacrité d’écriture d’un artiste de vingt ans en renouvelant inlassablement chaque jour le pèlerinage inconscient au merveilleux Maghreb berceau de la lumière.
Illustrateur de Giono et de l’œuvre poétique de Georges Brassens, Pierre Parsus de retour d’Algérie, a vu son talent récompensé en 1957 par le Prix Félix Fénéon, le Goncourt des peintres. »
Jean Lepage
1. 1952 - Quelques jours avant l'exposition particulière projetée à Paris, Galerie du Faubourg Saint-Honoré, Pierre Parsus concourt pour LE PRIX DE LA VILLA ABD-EL-TIF. Premier Prix à l'unanimité.
6 décembre 2024, Musée de Céret : Présentation d’œuvres de Pierre Parsus au conservateur.
Le 17/02/2023 Christian Vayrette avait contacté Jean-Marie Mercier, responsable des collections au MUSEE DES CULTURES TAURINES DE NIMES, afin de savoir si une exposition sur le thème du taureau était envisagée, ce qui n’était pas le cas ; par contre le Musée des Cultures taurines était intéressé d’avoir des visuels des œuvres de Pierre Parsus relatives à la tauromachie. Les visuels des œuvres exposées lors de la rétrospective 2017 au Pont du Gard dans le thème « Le Taureau divin », œuvres choisies pour l’exposition par Pierre Parsus, ont été envoyées à Jean-Marie Mercier le 27/02/2023.
Le 28/02/2023 accusé de réception et remerciements de Jean-Marie Mercier.

Au centre : affiche Feria 2003 de Pierre Parsus
Rappel : 2003 - Commande par la Ville de Nîmes d'un grand tableau-affiche pour la Feria de Taureaux de la Pentecôte : toile destinée au MUSEE TAURIN DE LA VILLE.

Juin - Exposition d'une suite de douze toiles sur les thèmes de MITHRA et du MINOTAURE au CARRE D'ART MEDIATHEQUE de Nîmes.
2004 – Octobre : Pierre Parsus offre le bénéfice des produits dérivés réalisés dans le cadre de l’affiche de la Feria 2003 pour l’achat d’une œuvre importante du peintre Auguste Chabaud. Avec son ami l’architecte Robert Prohin ils choisiront « L’Afficionado ».
Grande satisfaction de la ville de Nîmes pour l’enrichissement du patrimoine pictural.

L'Afficionado, Auguste Chabaud
2019 – Octobre : Exposition de La jeune fille aux cerises lors de la rétrospective Giono au Mucem.


Arsule et Panturle, Pierre Parsus, 2018
Photo : Chrisian Vayrette

Visuel du programme 2019 du Festival Les Correspondances de Manosque.
Mail de Michèle Ducheny (1) du 26/03/2019 à Christian Vayrette
« Contrairement à ce que nous avions espéré, Jacques Mény et moi, il ne sera pas possible de montrer la toile (« Arsule et Panturle ») au Mucem. Les règles qu'ils se sont fixées sont très strictes et ils n'acceptent de montrer que des oeuvres que Giono a pu connaître... Les manuscrits publiés à titre posthume ne seront par exemple pas présentés non plus... Et on peut comprendre leur logique, même si on a vraiment espéré obtenir une exception pour Pierre Parsus... Dans ce qu'ils appellent "le mur des amis", la toile "La jeune fille aux cerises", qui se trouve chez Sylvie Giono, sera de toute façon bien sûr accrochée parmi d'autres toiles de peintres amis de Giono. »
Après concertation entre la commissaire de l'exposition Emmanuelle Lambert, Jacques Mény et moi, nous sommes arrivés à une solution de remplacement qui me semble tout à fait acceptable. Vous connaissez le très réputé festival littéraire des Correspondances de Manosque qui a lieu chaque année à Manosque en septembre. La fin de la matinée du dernier samedi du mois, le 28 donc, à 11 heures, est traditionnellement réservée aux amis de Giono. L'idée est d'en faire cette fois une sorte d'avant-première de l'exposition du Mucem... avec présentation officielle de la toile qui sera donc accrochée au Paraïs. Je souhaiterais que le récit de la fameuse rencontre avec Giono puisse être lu par un comédien. Ou encore mieux, que Pierre Parsus raconte lui-même, sur place donc, cette rencontre mémorable... Ce serait un moment très fort. Et que cela se passe finalement au Paraïs ajoute sans doute quelque chose.
La séance sera introduite par la lecture par un comédien de lettres de Giono à des peintres (Lucien Jacques, Serge Fiorio, Amédée de La Patellière, Bernard Buffet etc. - j'en ai sélectionné une dizaine).
Voilà donc le projet et je tenais à vous en informer rapidement, espérant qu'il conviendra à Pierre Parsus et à vous-même. Si vous pouviez dès maintenant bloquer cette date...
Nous reprendrons bien sûr amplement contact par la suite pour fixer les modalités pratiques de tout cela.
Je me réjouis en tout cas de préparer cette séance avec vous et de vous retrouver à Manosque à cette occasion.
Toutes mes amitiés pour Pierre Parsus et vous. »
Michèle Ducheny
1. Michèle Ducheny, amie de Pierre Parsus et créatrice du « Site Giono et les peintres » .
28 septembre 2019 : Présentation par Michèle Ducheny de « Arsule et Panturle » au public de l’Association « Les Amis de Jean Giono » dans le jardin du Paraïs.
Présentation dans le jardin du Paraïs de l’ouvrage « Illustration lithographique du roman Regain de Jean Giono » (Edition grand luxe, seize lithographies, tirées à 250 exemplaires). 1971 - Editeur ANDRE PHILIPPE, Editions du Grésivaudan à Grenoble.

Le Paraïs
Photo : Chrisian Vayrette

Arsule et Panturle » au public de l’Association « Les Amis de Jean Giono » dans le jardin du Paraïs
Photo : Chrisian Vayrette

Présentation dans le jardin du Paraïs de l’ouvrage Illustration lithographique du roman Regain de Jean Giono »
Photo : Chrisian Vayrette

« Panturle et Arsule » dans le salon de lecture de l'accueil des visiteurs au Paraïs, la Maison de Jean Giono.
Photo : Chrisian Vayrette

Jacques Mény, président de l’Association des amis de Giono,feuilletant Que voyez-vous Monsieur ?
Photo : Chrisian Vayrette
En 1985, le Paraïs devient le siège de l’association Les Amis de Jean Giono, qui accueille et guide visiteurs et chercheurs, gère le fonds d’archives et organise les Rencontres Giono chaque été.
Le Paraïs - Impasse du Paraïs - Montée des Vraies Richesses - 04 100 Manosque
Centre Jean Giono : 3, Boulevard Élémir Bourges, 04100 Manosque
Historique « Pierre Parsus/Jean Giono »
Les Géorgiques/Regain – Giono – Texte Catalogue Rétrospective « Pierre Parsus » 2017 au Pont du Gard

Pierre Parsus, Panturle, André Philippe éditeur des Editions du Grésivaudan (Grenoble)

Panturle (2), Pierre Parsus
Photo : Henri-Pierre Aberlenc
« A la fin des années 50, le quartier de la Tour Magne, à la fois Haut-lieu et village, s’est affadi en un banal lieu résidentiel de la ville de Nîmes, ce qui décide Pierre et Lucette Parsus à abandonner le Mazet des Rocs en février 1958. Ce sera Remoulins, gros bourg à mi-chemin entre Nîmes et Avignon, près de la Provence d'Auguste Chabaud et de Van Gogh.
Leur maison-atelier est un petit « château » situé au bord du Gardon. Parsus peint depuis les terrasses qui donnent sur la rivière, et depuis le grenier qui offre une très belle vue sur les vieux toits de Remoulins. Le village, riche en jardins couverts d'arbres fruitiers, propose le thème des « Cueillettes » pour animer les paysages.
La vigne, les oliviers, les garrigues mystérieuses environnantes, traités de façon encore assez réaliste en 1958, orienteront durablement les travaux du peintre.
Il aime aller peindre à Lédenon, village voisin encore campagnard, et il parle souvent aux paysans. C'est ce contact humain au sein des paysages qu’il est en train de peindre qui lui inspirera le projet des Géorgiques de Virgile. Ainsi, de 1960 à 1963, il se consacre à créer un ensemble de toiles. C’est dans cette tentative de chanter le poème que le « bestiaire » « parsussien » s’enrichit des animaux de la ferme.
Le galeriste Werther Merenciano en parle à Jean Giono et une rencontre a lieu à Manosque où Pierre Parsus présente une dizaine de toiles à l’écrivain. Jean Giono aimera les toiles inspirées par l'étable, l'agneau dans les bras d'un berger nocturne, la chèvre, le cheval tirant la charrue rustique, et le lièvre courant, affolé, confondu avec le feu du soleil.
Cet ensemble, préfacé par Jean Giono, est exposé avec succès à Marseille1.
De son propre aveu, dans ce moment de son œuvre, Pierre Parsus est convaincu qu’il est destiné à être le peintre de la paysannerie. Il peint avec conviction des tracteurs au travail ou au « repos », mais, devant l'évolution des travaux des champs automatisés et réglementés, il renonce à la vocation d'être un nouveau Millet.
Cependant, ces longues années de peinture dans la nature, exposé au vent, au froid, au soleil, vont nourrir, par les sensations éprouvées et les observations visuelles accumulées, toute la peinture bien différente qui va suivre.
Parsus eut un autre beau rendez-vous avec Jean Giono, hélas après la mort de celui-ci, en recevant des éditions du Grésivaudan2, en 1971-1972, la commande de l'illustration, édition grand luxe, de Regain, pour 16 lithographies en couleurs.
C'est lors de cette commande que le « Bestiaire » réapparaît, traité désormais avec lyrisme.
Ne découvrant pas dans son entourage de modèle vraiment crédible pour figurer Panturle, héros du livre, Parsus se sert de son propre visage en le bousculant quelque peu pour créer le personnage !
Les lithos achevées, le livre paraît en 1972. Le personnage panthéiste de Panturle poursuivra Parsus plusieurs années et lui dictera quelques portraits peints devant le miroir. »
Christian Vayrette
1 Vernissage de l'exposition, galerie Merenciano, rue Fortia, au Vieux-Port de Marseille, en 1963.
2 Grenoble.

1962 - La Galerie WERTHER MERENCIANO s'intéresse aux toiles des « Géorgiques », en avertit Jean Giono qui accueille le peintre à Manosque en juillet 1962, il aime ses toiles et les préface pour la présentation à Marseille.
Vernissage de l'Exposition, Galerie Merenciano, Rue Fortia, au Vieux-Port de Marseille en décembre 1962
